Baptiste Fillon

Site de Baptiste Fillon, écrivain

Le site de Baptiste Fillon, auteur du roman Après l'équateur, publié chez Gallimard, dans la collection Blanche.

Copyright : Catherine Hélie - Gallimard - 2014

Copyright : Catherine Hélie - Gallimard - 2014

Je suis né au Havre en 1983. A dix ans, je décidai d'opter pour la nationalité brésilienne à la majorité... si jamais je me révélais assez bon footballeur pour espérer être sélectionné en équipe du Brésil.

Je me suis rendu à Paris en 2001, pour poursuivre mes études en hypokhâgne et en khâgne, au lycée Molière. A l’issue de deux années extraordinaires, j’ai lamentablement échoué au concours d’entrée de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm.

J’ai ensuite étudié les lettres, à La Sorbonne (Paris IV), où j’ai obtenu un Master 2 de lettres modernes, en commettant deux mémoires sur l’oeuvre d’Alfred Jarry, sous les ordres d’Antoine Compagnon.

Tenté par l’enseignement en faculté, mais beaucoup moins par le concours de l’agrégation, je suis entré à Sciences-po, pour étudier la communication.

Je vis toujours à Paris.

J’écris depuis l’adolescence. Ce fut d’abord de la copie : je réécrivais des résumés de matchs de football, piqués dans un almanach de la saison écoulée, et je changeais les noms, embellissait les actions de jeu, transportais des matchs de seconde zone, joués fin novembre devant des gradins déserts, dans un Maracanã plein à craquer, sous une chaleur tropicale.

Le Havre, soleil sur la mer.

Le Havre, soleil sur la mer.

 A dix-sept ans, j’ai commencé à écrire ma propre histoire, sur un grand cahier bleu d’écolier, sans autre but qu’un profond besoin d’évasion, et le désir de me convaincre que le réel ne suffisait pas, que j’étais capable d’y ajouter une pièce.

Ce roman retrace l’histoire d’un homme ayant passé toute sa vie à Bangu, une banlieue ouvrière de Rio, bâtie autour d’une usine textile aujourd’hui disparue, et désormais célèbre pour sa prison et son équipe de football qui attend le retour de jours meilleurs depuis la fin des années 1980. Le personnage devient footballeur, il parcourt le monde avec l’équipe du Brésil et doit mettre fin brutalement à sa carrière, à la suite d’une grave blessure contractée lors d’une tournée en France. Il s’engage en politique, et lutte dans la clandestinité contre la dictature des généraux. A la fin de la sa vie, devenu presque dément, il passe des nuits sans sommeil dans le jardin de l’usine désaffectée, à parler avec Napoléon, Kant, Socrate, et les fantômes de ses vieux amis.

Rio de Janeiro, la baie de Guanabara et le Pain de Sucre.

J’aurais aimé imiter Jacques le fataliste ou Tristram Shamdy. Après sept années de travail, marquées par un voyage d’un mois au Brésil, en 2003, je n’en ai sorti qu’un bouquin de jeunesse assez mauvais, alambiqué. J’aime malgré tout relire quelques passages de ce livre, qui tient encore beaucoup du songe adolescent qui le fit naître.

En parallèle, j’ai écrit dans diverses publications étudiantes, pour des sites de critique littéraire, et je me suis lancé dans un deuxième roman, plus autobiographique, qui retrace l’histoire d’un jeune homme crevant d’ennui, dans une ville portuaire où les distractions consistent à déambuler le samedi après-midi dans les allées d’un centre commercial, assister aux matchs d’une équipe de football médiocre dans un stade vide, et passer la nuit de samedi à dimanche dans des boîtes de nuit miteuses. J’aimerais reprendre ce roman, et en retravailler le style, alourdi d’une préciosité qui me dérange.